PAN! Thé mort.

La première rêgle du PAN! Thé mort consiste à créer du n'importe quoi à partir d'un matériau quelconque et d'un neurone rabougri par le temps. La deuxième rêgle du PAN! Thé mort est mot pour mot : Peu importe. La troisième rêgle du PAN! Thé mort mesu

12 mai 2012

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Je ne veux pas d'Avignon ni de ses demoiselles

J'ai le regard penché vers l'intérieur du ciel

Laisse moi être le Pollock des bacs à sables si

Tu veux bien je te Malévitch au passage

Je te constructivisme avec trois sucres,

Et sans les mains, et sans les dents,

Je suis ni de garde, ni d'avant.

 

( P.S : Sortez moi de là allez ! )

 

 

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12 juillet 2011

Un coup de pub ici pour mon blog illustration/tatouage :

 

www.psychopathie.canalblog.com

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16 avril 2011

Closed.

Mesdames, Messieurs, grenouilles à cornes et autres fantômes binoclards,

j'annonce la fermeture officielle de ce blog.

Cette fois il ne sera pas remplaçé par un autre, les aventures ennuyeuses et vaguement poétiques du Capitaine s'arrêtent ici. Je vais à présent me concentrer uniquement sur mon livre, en ésperant que d'ici là vous ne m'aurez pas oublié.

Comprenez qu'il arrive un moment ou donner son opinion sur tout peut devenir compremettant, voir dangereux. Après avoir essuyé de nombreux plagiats, beaucoup de réprimandes, ainsi que nombre d'erreurs de ma part, je comprends que la solution est aussi simple que radicale.

Merci infiniement d'avoir poussé le navire afin qu'il avance,

Il reste à présent le blog qui ne raconte aucne histoire et qui n'heberge que mes travaux en Illustration et Tatouage : www.psychopathie.canalblog.com

PAN ! Je suis mort et je me thé, enfin.

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06 avril 2011

Parcs_attractions_1

Elle s'extirpe sans peine de son costume trop grand. Ca ne sert à rien de mentir, de se croire hors du monde, loin de tout dans une tristesse sans nom, puisque c'est une tristesse commune. On se la partage, j'en connais les moindres recoins et toi aussi, tout ça n'a aucun sens. Je serais la truite et l'hamecon, le contenu et le contenant, les scisions ont assez duré. J'ai menti sans mentir, c'était vrai, ça ne l'est plus, tu ondules au matin quelque part dans le monde tu t'extrais de ta couette et tu croques, tu mastiques, tu avales. Je serai la lâme et le beurre, la vérité, le leurre.

Le monde se désintègre, certitude, absolu, inévitable axiome. Quelle merveille... Le monde n'est plus que putes, jeunesse diforme,  une délicate et lente apocalypse, des rois dans des costumes ignobles, des valets qui se trainent, qui lêche le doigt, la fesse, l'oeil et le foi du monde. Et ce dernier qui crève, quelle merveille !

On se partage donc cette tristesse. C'est peut-être pour elle que nos regards se croisent, se sourient ou s'évite, peut-être que l'inconscience à force de tomber, lévite. Elle n'est pas grave, la tristesse n'est pas grave, moi je la prend je la serre, je lui fais du chocolat chaud, des beignets, des poutous, des mamours. Mais on se la partage.

 

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31 mars 2011

Vous me manquez d'une façon qui n'existe même plus, quelque que chose les tobbogans pourraient envier aux bacs à sable, je n'ai plus d'étoiles dans la gorge, le temps des magiciens, rien, les histoires sombres, parties, tout devoir faire tout seul, c'est pas un monde. Le mégot soudé à la gueule, d'accord, et les centaines de pas que je fais semblant de compter, soit. On laisse faire. Lucidité pour un instant : J'avais rien compris. Naïve, papillonant à droite à gauche, joviale mon cul, insouciante, tout s'en va. On fait genre, mais tout s'en va. Je porte plainte. Alors quoi? Lucidité pour un instant : Cette pute de route me manque à m'en tordre tripes et boyaux, je n'y pense même pas, scandaleuse, cette pute de route, on la trace quand? Vous me manquez d'une façon qui donne des coups dans la gorge du raisonnable, sinueuse, à peine palpable, inévitable. Debouts ! Comment on fait? On laisse les cafards entrer par la porte et on se retourne quand ils ont tout mangé. Dessine moi un avion, que je lui gomme les ailes. Vous me manquez, tellement, je n'avais rien compris.

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28 mars 2011

Myopie

 

 

J'ai vu, lorsque j'étais plus jeune, une véritable fée. C'était un point de lumière dont les formes se distinguaient mal, j'entrevoyais vaguement la courbe d'une cuisse, mais ça aurait pu être celle d'une cruche ou d'un bol. C'était un âge ou je voyais bien mieux qu'aujourd'hui, puisqu'aujourd'hui je crois que c'est clair, je ne vois plus rien.

A ce même âge, j'ai vu une sorcière mais là encore je ne distinguais pas son habit ni ses formes, car en vérité lorsque je l'ai vu j'avais les yeux fermés. J'entendais par contre sa voix très disctinctement, un filet crochu de voix pour enfants. C'était sombre et ça faisait peur, ça excitait le plus profond de mes entrailles, ça reveillait déjà des morts à l'époque ou la mort n'était rien qu'une histoire enfermée dans un livre qu'on avait pas encore envie de lire.

Aujourd'hui j'ai vu deux peruches, couleurs obstinéments criardes, magnifiques, à une distance trop improbable de ma tête, dans un pays aux antipodes de l'exotisme. On peut encore se faire surprendre. En scindant une orange en deux le matin, à se mettre à la place d'un pepin dont l'univers n'a toujours été que la pulpe et le zeste, et qui sous l'effet du couteau se voit affablée de lumière crue, de meubles de cuisine, de machins et de trucs éléctroniques, à se mettre à la place d'un pépin qui part en tourbillon dans le trou d'un evier qu'il n'oserait même pas esperer boucher. Je me demande, honnêtement, combien peut-il y avoir d'univers? Combien d'infinités d'infini? Et la perspective que cet univers, le mien, si concret depuis la nuit des temps, si obstinément toujours le même, puisse un jour se scinder lui même sous la lâme de je ne sais quel couteau cosmique... Cette simple perspective, et aussi un peu les perruches, aujourd'hui, m'ont redonné des yeux.

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26 mars 2011

Il avait esperé être un humain de vérité
Tu vois, la vérité,
L'équilibre parfait des forces
Le blanc laiteux mêlé au noir
Dans la conclusion d'un bien être
Oh, ouais, le bien être,
Mais faut dire qu'on lui a mis dans les yeux des etrons
Dans la bouche de la rouille
Quoi? Ca aurait du être simple?
Il est sympathique, rempli de compassion
De l'amour? Il en a de l'amour
Mais faut dire,
C'est des situations, des scènes, des manèges,
Des endroits ou fallait prendre à gauche, ou à droite,
Puis les gens, hein, les gens
Ils sont tous lisses
Se mettent pas en danger
Ils sourient
Ils disent mercibonjour
Mais les gens
Ils hésitent pas
Ils vous marchent dessus
Pour un bout de gâteau
Alors quoi? Ca aurait du être simple?
Et tout le monde qui court pour mourir
Ca le fait rêver?
Alors il voudrait tout manger
Dévorer
Porter à pourriture
Comme ils portent la fourrure
Parce que quoi?
L'infini, le néant
C'était des belles idées
C'était des paradoxes
Ca aurait du lui plaire
Mais les gens, hein, les gens
Ils vous bouffent, ils vous rôte
Ils disent jamais pardon
Ils pensent jamais merci
Ils savent pas
Ils étaient pas là
Ils dormaient
C'était pas leur faute
Alors lui
Il devient un monstre
Il va tout dévorer
Il aurait bien voulu, c'est pas ça,
Mais franchement,
Il était pas aidé.
Il est triste tous les jours
Quand il sera heureux
Ca sera un carnage
Un monstre anthropophage
Quand il sera heureux.

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24 mars 2011

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Le sourire des rues a des bleus
Des hématomes

Points de sutures

saturés par ses
Habitants sans cernes
Sans yeux
Le sourire des rues
A des bleus, adepte de castagne

Rêve encore de montagnes mais

Il a des boeufs

Dans les veines.

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22 mars 2011

Monotype

 

Des croques-mort qui déglinguent leurs crânes

Comme des revolvers, pupilles, cendriers,

Saison des filles en jupe, d'été,

Alors que les rumeurs à leurs cous

Suspendus les nuages nucléaires

Dont on parle sans un doute

Serpents d'air c'est pendu

Que vous finirez

Par la queue, par le cul, parlez parlez

Parlez

D'un soleil qui s'écrase sec et crade

Sur les peaux sans lepreux du continent chanceux

Les pistolets des rues de la pisse des revenants

De ceux qu'on ne voit plus, conventions,

C'est normal

Des sensations volantes, energies batailleuses

De celles qu'on a appris par a + p

Qu'exister elles n'avaient jamais

Qu'elles étaient du pipeau

Du papier.

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15 mars 2011

Cadillac_dipt

Il y a par la fenêtre une lumière ocre pâle d'un printemps qui s'éveille. J'ai des poissons dans les pupilles et rien de séduisant, rien qui gueule rien qui brille, tout d'ailleurs tout d'absent. Mais j'ai la rouille au ventre, la féraille du bidou, comme on dit. Oui, le nombril qui palpite, le coeur en bouton d'or.

Les abeilles disparaissent. Les insectes au pouvoir. Qu'est-ce que j'ai dans la tête j'ai des va te faire voir, en veux tu en voilà et des gun pour chaque tempe, des tueurs en série cachés sous mes phalanges parce que voilà, tant pis. La lumière des aveugles est d'une blondeur candide. J'aimerai tant la toucher. J'aimerai. Tellement. Je ne m'arrête plus tu vois. Mettre sous ma dent les nuages et croquer, mordre, me blottir enfin. Les corbeaux m'ont quitté.

Oh bien sur c'était beau, c'était noir, c'était des plumes obscures diluées dans de l'absence, des millions de pensées et des actions minimes parce que les corbeaux sont comme ça, ils vous paraplégique, ils vous statue de bronze, ils vous ô poésie macabre, mais les muscles, les tendons, le sang ne circule plus. Alors ils sont partis, c'est bien, j'arrête. Je commence tout juste, je veux dire, je commence à arrêter.

Ils avaient fait leur nid entre mes deux oreilles, le nid est toujours là, ils reviendront c'est sur. Maintenant j'observe une chose qui s'éparpille vaguement sur mes épaules, mes bras, ma nuque. Oui ! Je vois des plumes ! La présence de mes os sous mes muscles, de mes muscles sous ma peau, l'idée selon laquelle ces muscles peuvent s'activer pour agir, tout à coup me surprend. Des plumes ! Oh bien sur, je commence tout juste. Je débute dans le métier si vous voulez. J'avais jamais senti à quel point mon bec était dur, aiguisé à merveille, ah oui c'est ça ! Les corbeaux sont partis.

Maintenant c'est moi qui vole, et j'irai faire mon nid.

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