PAN! Thé mort.

La première rêgle du PAN! Thé mort consiste à créer du n'importe quoi à partir d'un matériau quelconque et d'un neurone rabougri par le temps. La deuxième rêgle du PAN! Thé mort est mot pour mot : Peu importe. La troisième rêgle du PAN! Thé mort mesu

07 juillet 2012

Cher Journal,


Je m'apperçois que j'ai trouvé au sein de la Meute toute la dimension tragique dont une vie a besoin. Les mélodrames que certains cherchent dans leurs histoires d'amour, la sensation de manque que provoque l'absence de l'autre, et les spasmes de jalousie, parfois, de le voir au bras d'une autre louve. Je ressens tout ça pour la Meute, et étrangement, c'est cela qui la fait tenir si droite et si belle, alors que ces mêmes sentiments dans un autre contexte sont les plus destructeurs de relation.

Je tourne en rond. Mon ventre écrit sans cesse des lettres d'amour à mes souvenirs. Je dis à la Meute que j'ai peur qu'elle m'oublie, qu'elle cesse un peu plus de m'aimer chaque jour depuis notre dislocation, et la voilà qui m'enlace à nouveau de ses lointaines paroles. Une carte postale de San Fransisco, affublée de timbres exotiques, vient me prendre la main pour lui en caresser le dos. This only thing necessary for the triumph of the evil is for good people to do nothing. Et je suis cette amante abandonnée qui reprend vie en quelques mots.

D'une autre ville, du bas fond des prairies Normandes, me viennent d'autres mots encore, de la même Meute pourtant. Je prends feu pour chaque lettre, pour le plus petit des adjectifs, le plus insignifiant des pronoms. Si je vois l'un d'entre eux s'amuser sur la toile, je grogne de posséssion, je tremble de la peur des amoureux qui redoutent de se faire remplacer. Si, pour une raison ou pour une autre, je reste trop de jours sans hurler à la lune avec eux, je meurs de cette douleur que seuls les amants interdits doivent connaître. Et c'est ici que les choses ont leur place.

Ces récérations de sentiments mômes, impossibles à gérer, ces émotions trop grosses pour être contenues, n'avaient jamais réussi à cohabiter dans l'enceinte de mes vies amoureuses. Elles détruisaient tout.

A présent que je leur ai trouvé un lieu, des personnes, des mains et des bouches à habiter. Les choses semblent entrer dans un ordre incertain, absurde et inversé. Et c'est là ou l'absurde commence que, je crois, le bonheur peut enfin vous bouffer.

 

 

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27 mai 2012

Jury , Bistouri et Baratin

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J'ai planté plus de 100 clous ( pas droits pour un sou ) dans un mur, j'ai porté tellement de litres de formol dans les escaliers que j'ai presque un muscle dans les bras, j'ai fais des fois ce qu'on me disait, des fois tout le contraire, j'ai failli m'évanouir à cause des vapeurs, j'ai changé mille fois d'avis, j'ai construit des chassis alors que je suis la pire bricoleuse du monde, je me suis levé TÔT pendant beaucoup trop de jours d'affilée, j'ai vendu mon cerveau et mon âme, alors maintenant. Si ils sont pas content, je donne des coups de pieds dans leur genoux.

( En vrai, je me suis amusé beaucoup-beaucoup, mais bon. )

Quand j'en avais marre je faisais quand même des dessins pour vous, alors si vous voulez toujours des tatouages d'un piètre Capitaine je serais contente.

 

Et vous savez quoi ? Je suis libre.

Caméléon

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Mrs Flower

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Jury , Bistouri et Baratin

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J'ai planté plus de 100 clous ( pas droits pour un sou ) dans un mur, j'ai porté tellement de litres de formol dans les escaliers que j'ai presque un muscle dans les bras, j'ai fais des fois ce qu'on me disait, des fois tout le contraire, j'ai failli m'évanouir à cause des vapeurs, j'ai changé mille fois d'avis, j'ai construit des chassis alors que je suis la pire bricoleuse du monde, je me suis levé TÔT pendant beaucoup trop de jours d'affilée, j'ai vendu mon cerveau et mon âme, alors maintenant. Si ils sont pas content, je donne des coups de pieds dans leur genoux.

( En vrai, je me suis amusé beaucoup-beaucoup, mais

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12 mai 2012

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Je ne veux pas d'Avignon ni de ses demoiselles

J'ai le regard penché vers l'intérieur du ciel

Laisse moi être le Pollock des bacs à sables si

Tu veux bien je te Malévitch au passage

Je te constructivisme avec trois sucres,

Et sans les mains, et sans les dents,

Je suis ni de garde, ni d'avant.

 

( P.S : Sortez moi de là allez ! )

 

 

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12 juillet 2011

Un coup de pub ici pour mon blog illustration/tatouage :

 

www.psychopathie.canalblog.com

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16 avril 2011

Closed.

Mesdames, Messieurs, grenouilles à cornes et autres fantômes binoclards,

j'annonce la fermeture officielle de ce blog.

Cette fois il ne sera pas remplaçé par un autre, les aventures ennuyeuses et vaguement poétiques du Capitaine s'arrêtent ici. Je vais à présent me concentrer uniquement sur mon livre, en ésperant que d'ici là vous ne m'aurez pas oublié.

Comprenez qu'il arrive un moment ou donner son opinion sur tout peut devenir compremettant, voir dangereux. Après avoir essuyé de nombreux plagiats, beaucoup de réprimandes, ainsi que nombre d'erreurs de ma part, je comprends que la solution est aussi simple que radicale.

Merci infiniement d'avoir poussé le navire afin qu'il avance,

Il reste à présent le blog qui ne raconte aucne histoire et qui n'heberge que mes travaux en Illustration et Tatouage : www.psychopathie.canalblog.com

PAN ! Je suis mort et je me thé, enfin.

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06 avril 2011

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Elle s'extirpe sans peine de son costume trop grand. Ca ne sert à rien de mentir, de se croire hors du monde, loin de tout dans une tristesse sans nom, puisque c'est une tristesse commune. On se la partage, j'en connais les moindres recoins et toi aussi, tout ça n'a aucun sens. Je serais la truite et l'hamecon, le contenu et le contenant, les scisions ont assez duré. J'ai menti sans mentir, c'était vrai, ça ne l'est plus, tu ondules au matin quelque part dans le monde tu t'extrais de ta couette et tu croques, tu mastiques, tu avales. Je serai la lâme et le beurre, la vérité, le leurre.

Le monde se désintègre, certitude, absolu, inévitable axiome. Quelle merveille... Le monde n'est plus que putes, jeunesse diforme,  une délicate et lente apocalypse, des rois dans des costumes ignobles, des valets qui se trainent, qui lêche le doigt, la fesse, l'oeil et le foi du monde. Et ce dernier qui crève, quelle merveille !

On se partage donc cette tristesse. C'est peut-être pour elle que nos regards se croisent, se sourient ou s'évite, peut-être que l'inconscience à force de tomber, lévite. Elle n'est pas grave, la tristesse n'est pas grave, moi je la prend je la serre, je lui fais du chocolat chaud, des beignets, des poutous, des mamours. Mais on se la partage.

 

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31 mars 2011

Vous me manquez d'une façon qui n'existe même plus, quelque que chose les tobbogans pourraient envier aux bacs à sable, je n'ai plus d'étoiles dans la gorge, le temps des magiciens, rien, les histoires sombres, parties, tout devoir faire tout seul, c'est pas un monde. Le mégot soudé à la gueule, d'accord, et les centaines de pas que je fais semblant de compter, soit. On laisse faire. Lucidité pour un instant : J'avais rien compris. Naïve, papillonant à droite à gauche, joviale mon cul, insouciante, tout s'en va. On fait genre, mais tout s'en va. Je porte plainte. Alors quoi? Lucidité pour un instant : Cette pute de route me manque à m'en tordre tripes et boyaux, je n'y pense même pas, scandaleuse, cette pute de route, on la trace quand? Vous me manquez d'une façon qui donne des coups dans la gorge du raisonnable, sinueuse, à peine palpable, inévitable. Debouts ! Comment on fait? On laisse les cafards entrer par la porte et on se retourne quand ils ont tout mangé. Dessine moi un avion, que je lui gomme les ailes. Vous me manquez, tellement, je n'avais rien compris.

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28 mars 2011

Myopie

 

 

J'ai vu, lorsque j'étais plus jeune, une véritable fée. C'était un point de lumière dont les formes se distinguaient mal, j'entrevoyais vaguement la courbe d'une cuisse, mais ça aurait pu être celle d'une cruche ou d'un bol. C'était un âge ou je voyais bien mieux qu'aujourd'hui, puisqu'aujourd'hui je crois que c'est clair, je ne vois plus rien.

A ce même âge, j'ai vu une sorcière mais là encore je ne distinguais pas son habit ni ses formes, car en vérité lorsque je l'ai vu j'avais les yeux fermés. J'entendais par contre sa voix très disctinctement, un filet crochu de voix pour enfants. C'était sombre et ça faisait peur, ça excitait le plus profond de mes entrailles, ça reveillait déjà des morts à l'époque ou la mort n'était rien qu'une histoire enfermée dans un livre qu'on avait pas encore envie de lire.

Aujourd'hui j'ai vu deux peruches, couleurs obstinéments criardes, magnifiques, à une distance trop improbable de ma tête, dans un pays aux antipodes de l'exotisme. On peut encore se faire surprendre. En scindant une orange en deux le matin, à se mettre à la place d'un pepin dont l'univers n'a toujours été que la pulpe et le zeste, et qui sous l'effet du couteau se voit affablée de lumière crue, de meubles de cuisine, de machins et de trucs éléctroniques, à se mettre à la place d'un pépin qui part en tourbillon dans le trou d'un evier qu'il n'oserait même pas esperer boucher. Je me demande, honnêtement, combien peut-il y avoir d'univers? Combien d'infinités d'infini? Et la perspective que cet univers, le mien, si concret depuis la nuit des temps, si obstinément toujours le même, puisse un jour se scinder lui même sous la lâme de je ne sais quel couteau cosmique... Cette simple perspective, et aussi un peu les perruches, aujourd'hui, m'ont redonné des yeux.

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26 mars 2011

Il avait esperé être un humain de vérité
Tu vois, la vérité,
L'équilibre parfait des forces
Le blanc laiteux mêlé au noir
Dans la conclusion d'un bien être
Oh, ouais, le bien être,
Mais faut dire qu'on lui a mis dans les yeux des etrons
Dans la bouche de la rouille
Quoi? Ca aurait du être simple?
Il est sympathique, rempli de compassion
De l'amour? Il en a de l'amour
Mais faut dire,
C'est des situations, des scènes, des manèges,
Des endroits ou fallait prendre à gauche, ou à droite,
Puis les gens, hein, les gens
Ils sont tous lisses
Se mettent pas en danger
Ils sourient
Ils disent mercibonjour
Mais les gens
Ils hésitent pas
Ils vous marchent dessus
Pour un bout de gâteau
Alors quoi? Ca aurait du être simple?
Et tout le monde qui court pour mourir
Ca le fait rêver?
Alors il voudrait tout manger
Dévorer
Porter à pourriture
Comme ils portent la fourrure
Parce que quoi?
L'infini, le néant
C'était des belles idées
C'était des paradoxes
Ca aurait du lui plaire
Mais les gens, hein, les gens
Ils vous bouffent, ils vous rôte
Ils disent jamais pardon
Ils pensent jamais merci
Ils savent pas
Ils étaient pas là
Ils dormaient
C'était pas leur faute
Alors lui
Il devient un monstre
Il va tout dévorer
Il aurait bien voulu, c'est pas ça,
Mais franchement,
Il était pas aidé.
Il est triste tous les jours
Quand il sera heureux
Ca sera un carnage
Un monstre anthropophage
Quand il sera heureux.

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